Accueil Date de création : 09/08/07 Dernière mise à jour : 29/07/08 17:02 / 10 articles publiés

la bio  posté le mardi 29 juillet 2008 12:57

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Les Nuits de Bitchy José

 

Bitchy Web: WWW.BITCHY-CLUBBING.COM 


Article écrit par ERIC DAHAN (Libération)

 

Bitchy José

Dément. Exubérant. Hystérique. Cyclothymique. Les qualificatifs ne manquent pas quand il s’agit d’évoquer le parcours et la personnalité de Bitchy José, prince glam trash de la nuit parisienne. S’il a roulé sa bosse dans presque tous les établissements parisiens (début au Palace, barman au Queen, physio au Folie’s Pigalle, où son attitude intransigeante lui vaudra le surnom de bitchy), José est entré dans la légende en poussant les portes du Gibus.

Quand en 1996 il s’installe aux commandes du club de République, le Gibus est encore un bastion de la culture punk rock. En l’espace de quelques semaines, Bitchy met le Gibus au diapason de la révolution house. Mais surtout, il instaure avec Nuit Blanche une nouvelle référence en matière de luxure et de déca dance. Radical, il lance le concept de marathon de Djs, où toute l’avant garde des artistes des platines (Antoine Clamaran, W.a.r.r.i.o, Terry, etc.) se relaient toutes les heures pour faire danser la foule jusqu’au dimanche après-midi. Flamboyant, il convoque des armées de drag-queens furieuses et s’autorise tous les excès, tous les délires. En plein milieu de la nuit, il n’hésite pas à déclencher l’alarme incendie, poussant un millier de clubbers incrédules au bord de l’hystérie. Les VIP, princes arabes et autres célébrités qui viennent s’encanailler sont baptisés avec des flots de champagne, et tandis que John Galliano, Jean Marc Barre ou Béatrice Dalle se mêlent incognito à la foule, Eric Dahan le compare, dans sa rubrique Nuit Blanche de Libération, au « fils spirituel de Fabrice Eamer. » Et il continu de plus belle avec son autre mensuel « PEACH » au FOLIE’S PIGALLE de 2000 à 2005.

 

Sous l’impulsion de Bitchy José, les « Nuits Blanches »,les «White Bitch !»et les « PEACH » se sont affranchies de toutes les règles de la vie diurne pour lever les tabous et élever la l’ivresse et la décadence au rang des beaux-arts. La légende de ce pandémonium du clubbing français mériterait de fixer, le temps d’un double CD « White Bitch ! », leur extravagance et leur magie.

 

www.myspace.com/clubbingbitchyjose

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